AVERTISSEMENTS
AGRICOLES

POUR DE BONNES PRATIQUES AGRICOLES

Champagne-Ardenne

Bulletins Techniques des Stations d’Avertissements Agricoles n° 622 du 12 mai 2004 - 3 pages

Colza

Blé

Stades(cid:160): La plupart des parcelles se situent
autour du stade G3.
G4 pour les parcelles les plus avancées.

Ravageurs

Charançon des siliques(cid:160): C’est toujours le
grand absent de cette campagne.
Cécidomyies(cid:160):  Les  vols  n’ont  pas  encore
débutés, aucun individu n’a été observé dans
les parcelles.
Pucerons cendrés(cid:160): Aucune nouvelle infes-
tation de parcelle n’a pu s’effectuer avec les
conditions climatiques fraîches, venteuses
et humides de la semaine passée. Certaines
colonies en place on d’ailleurs été fortement
lessivées par les pluies de samedi dernier.
• Aucune intervention n’est nécessaire.
Le charançon des siliques doit être surveillé
jusqu’au stade G4 (50% des plantes avec les
10 premières siliques bosselées).
Les micro-hyménoptères parasites des lar-
ves de méligèthes sont toujours nombreux
et actifs en bordure des parcelles de colza.
Il est important d’éviter toute intervention
inutile afin de les préserver.

Maladies

Sclérotinia(cid:160): Les premiers (et rares(cid:160)!) symp-
tômes  ont  été  observés  sous  les  pétales
collés aux feuilles dans l’Aube (Saint-Pouan-
ge) et la Haute-Marne (Aubepierre).
Le risque donnée par le modèle reste élevé,
sauf dans le Pays d’Othe et le Nord de la
Haute-Marne (à l’Est du Der).
Autres maladies(cid:160): Pas d’évolution, présence
toujours anecdotique.
• L’intérêt d’une intervention existe encore
sur les colzas très tardifs (stade G1) non
encore protégés.
Il est à présent inutile d’intervenir sur les
parcelles au stade G3.

Stades(cid:160): Sortie dernière feuille pour la plu-
part des parcelles. Gonflement pour les par-
celles les plus avancées (Brie champenoise).
Ravageurs
Les premiers vols de pucerons des épis (Sito-
bion  avenae)  ont  été  détectés  la  semaine
passée.
Le premier individus a été observé en parcelle
à Essey-les-Ponts-52.
• Aucune intervention n’est nécessaire.

Maladies

Piétin-verse(cid:160): Des symptômes peuvent être
observés assez fréquemment à ce stade avec
l’expression des contaminations tardives de
cette année. Ils seront cependant très peu
dommageables en terme de section nécrosée.

L’oïdium n’a diminué en intensité que sur les
variétés tolérantes à la maladie, il est resté
stable ailleurs.

Septoriose(cid:160): La situation au champ reste en-
core globalement saine : les fréquences et
surtout les intensités sont faibles sur la gran-
de majorité des parcelles.
Sur les blés les plus avancés (dernière feuille
étalée à épiaison), de nouveaux symptômes
sont observés sur F4 et on dépasse parfois
les 30% de F3 avec symptômes  (Neuvy-51...,
intensité inférieure à 2%).

Avec les prévisions Météo-France à 5 jours,
le risque du modèle PRESEPT devient moyen
sur le secteur de Romilly-sur-Seine et une
bonne partie Ouest de la région allant du sud
de Sainte-Ménéhould au Bar Séquanais. Le
risque passe même à “(cid:160)élevé(cid:160)” (= déclenche-
ment du traitement en fin de semaine) dans le
secteur de Bar sur Aube.

(voir carte en page 2)

Il reste faible dans les autres secteurs.

Prochain
bulletin prévu le
19 mai.

COLZA
Pas d’intervention
insecticide, ni de
ré-intervention
fongicide justifiée.

BLE
Risque septoriose
encore faible dans
de nombreux sec-
teurs.

PROTEAGINEUX
Traitements insec-
ticide et fongicide
inutile.

REGLEMEN-
TATION
Importation paral-
lèle de produits
phytopharmaceutiques.

 

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e
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u
t
l
u
C
s
e
d
n
a
r
G

DRAF
Service Régional de la
Protection des Végétaux
Centre de Recherches
Agronomiques
2, Esplanade Roland
Garros - BP 234
51686 REIMS Cedex 2
Tél : 03.26.77.36.40
Fax : 03.26.77.36.74
E-mail : srpv.draf-
champagne-ardenne@
agriculture.gouv.fr

Imprimé à la station
D'Avertissements
Agricoles de
Champagne-Ardenne
Directrice gérante :
Anne Marie
 BERTRAND
Publication périodique
C.P.P.A.P  n°529 AD
ISSN  n°0996-9861
Tarif courrier : 75 euros
Tarif fax : 73 euros

Diffusion en collabora-
tion avec la FREDONCA
(Art. L252-1 à L252-5 du
Code Rural)

Cartographie régionale du risque Presept au 16/05

(prévisions Météo France à 5 jours)

Pois

Nul

Faible

Moyen 

Fort

• L’application fongicide contre la septoriose sera à positionner
avant les prochaines pluies  dans le secteur de Bar sur Aube. Dans
tous les autres secteurs de la région, attendre le stade “(cid:160)dernière
feuille étalée(cid:160)” (DFE) pour intervenir.
Dans les parcelles où le stade DFE est déjà atteint, intervenir avant
les prochaines pluies, au plus tard au stade gonflement.

Utiliser un produit ou un mélange efficace sur l’ensemble des
maladies  foliaires  du  blé,    à  base  de  strobilurine  (c’est  à  ce
positionnement DFE que son effet sur le rendement est le plus
intéressant) et de triazole.
Rappelons que les traitements positionnés avant début floraison
n’ont aucune efficacité sur les Fusarium spp.

Escourgeon

Stades(cid:160): sortie des barbes pour les parcelles les plus tardives, à
début floraison

Maladies
La pression de rouille naine est encore nulle.
• La deuxième intervention fongicide a dû être réalisée sur l’en-
semble des parcelles.

Orge de printemps

Stades(cid:160): 1 nœud pour la majorité des parcelles.
Maladies
L’oïdium et les taches brunes sont toujours les deux symptômes
dominants en fonction des parcelles.
• Lorsqu’elle n’a pas déjà été réalisée, seule une intervention
dirigée  contre  l’oïdium  se  justifie  sur  les  parcelles  fortement
attaquées.

Stades
Pois de printemps(cid:160): 6 à 8 feuilles dans la majorité des parcelles.
Pois d’hiver(cid:160): début floraison

Pucerons
Les conditions climatiques de la semaine passée leur ont été très
défavorables. Aucun individu n’a pu être observé en parcelle.
• Il est trop tôt pour intervenir.

Cécidomyies
Les pois d’hiver ne sont pas concernés par ce ravageur.
Sur pois de printemps en revanche, le stade de plus grande sensibilité
(7-8 feuilles) est déjà atteint dans certaines parcelles et devrait l’être
en fin de semaine dans la plupart des situations.
Aucun vol n’a cependant encore été détecté.
•  Bien  que  les  conditions  climatiques  fraîches  n’ont  pas  été
favorables au cycle des cécidomyies, il faudra surveiller ce rava-
geur en cas de pluies avec des conditions de températures supérieu-
res à 15°C, dans les parcelles où du pois était cultivé à moins de 800
m l’an passé.
La surveillance ne devra pas se limiter au secteur traditionnelle-
ment attaqué de Somme-Vesle à Arcis-sur-Aube puisque la 2ème
génération exceptionnelle de 2003 a provoqué des vols importants
et assez étendus sur une grande partie de la région (jusque dans le
secteur de Poix-Terron-08(cid:160)!), qui ont pu étendre l’aire de réparti-
tion de la cécidomyie.

Les observations au champ se font en pinçant l’extrémité de la tige
de 5x5 Pois (où se situe le bouton floral) pour écraser les cécido-
myies (petits diptères, de la taille d’un puceron, et possédant de
longues ailes bien visibles) et les compter ensuite en ouvrant le
bouton.

Le seuil de traitement (pyréthrinoïde)
est d’1 à 3 cécidomyies en moyenne par
tige de pois.

Maladies
Peu d’évolution la semaine passée.
• Il est trop tôt pour intervenir.
Féverole

Stades : 7 à 9 étages de feuilles, les premières tiges secondaires
apparaissent par endroit.

Ravageurs
Les sitones sont toujours très actives, mais non nuisibles à ce stade,
aucun puceron n’est en revanche encore observé.
• Aucune intervention n’est nécessaire.

 

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0
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N
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L
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B

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Betterave

Maïs et Tournesol

Stades : 2 à 6 feuilles.
Les limaces doivent être surveillées dans les parcelles à risque suite
aux précipitations abondantes de la semaine passée.

Stades(cid:160): levée à 3-4 feuilles.

Rien à signaler dans les cultures.

Pucerons
Les vols du puceron vert (Myzus persicae) n’ont pas encore débutés.
• Il est encore inutile d’intervenir.
Maintenir la surveillance des parcelles.

Les vols de puceron du tournesol (Brachycaudus Helichrysi) ont
débuté à la tour à succion de Lavannes.

Réglementation

L’importation parallèle de produits phytopharmaceutiques

Les produits phytopharmaceutiques autorisés dans d’autres
pays ne peuvent être mis sur le marché ou utilisés en France
que s’ils bénéficient d’une autorisation de mise sur le marché
(AMM) délivrée par le ministère chargé de l’agriculture.

Les produits en provenance d’un pays de l’espace économi-
que européen, identiques à un produit autorisé en France,
sont soumis à une procédure d’AMM simplifiée, dite d’im-
portation parallèle.

Pour bénéficier de cette procédure, le produit qu’il est envi-
sagé d’importer doit  être identique à un “(cid:160)produit de réfé-
rence(cid:160)” déjà autorisé en France (même composition intégrale,
même origine de la (des) substance(s) active(s)).
L’autorisation ne pourra être accordée que pour les mêmes
usages que le produit de référence, accompagnés des mê-
mes prescriptions d’emploi.
Le produit étranger ne peut pas être autorisé sous le même
nom que son équivalent français.

Le décret 2001-317 du 4 avril 2001 et l’arrêté du 17 juillet
2001  fixent  des  règles  précises  concernant  la  procédure
d’AMM  de  produits  phytopharmaceutiques  en  provenance
d’un pays de l’espace économique européen (Union euro-
péenne,  Islande,  Norvège  et  Liechtenstein)  dans  lequel  ils
sont déjà autorisés.

La demande d’autorisation, accompagnée du dossier com-
prenant les informations indispensables (voir l’arrêté), et no-
tamment le nom commercial proposé par l’importateur et les
usages revendiqués, doit être adressée au ministère chargé
de l’agriculture.

L’importateur  doit  fournir  un  projet  d’étiquette  du  produit
importé. Cette étiquette devra obligatoirement être libellée
en français et satisfaire les exigences de la réglementation
relative à l’étiquetage.

L’administration dispose d’un délai de 45 jours ouvrés pour
instruire chaque demande. Ce délai peut être interrompu lors-
qu’il est demandé aux autres Etats membres des informa-
tions nécessaires à l’instruction du dossier.

La mise sur le marché et l’utilisation de produits d’importation
parallèle ne bénéficiant pas d’une telle autorisation préalable
constituent des infractions passibles de procédures judiciaires.
Ces infractions peuvent notamment être constatées lors de
contrôles effectués chez les distributeurs et les applicateurs.

 

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